Sunday, May 1, 2011

"Boo" or "Boo-urns"

J’ai passé onze jours en Suisse, dans quatre endroits différents, mais si c’était à refaire, je n’irais que dans les Berner Oberland. Le reste n’en a pas vraiment valu la peine. En quittant Interlaken, je suis allé à Lausanne pour une nuit. Sincèrement, je pense que j’ai décidé d’y aller seulement pour voir la partie française de la Suisse. Certains, diront que c’est une ville intéressante où vivre, mais franchement, à visiter, ce n’est pas vraiment fameux. Ensuite Berne. OK, là c’était un peu plus intéressant, ça doit être la capitale européenne le plus underratée, mais j’ai pogné une solide gastro les deux jours où j’y étais, alors je suis resté au lit toute la journée et je n’en ai pas vraiment profité. En plus il y avait un dude qui sentait le vomi dans ma chambre, alors j’étais pas ben ben content.

Les choses ont recommencées à être mieux en retournant en Allemagne. Tout d’abord, Heidelberg, une ville étudiante pas mal cool. Ça me faisait un peu penser à Sherbrooke, mais dans une vieille ville européenne et touristique. L’auberge était un peu loin du centre de la ville, mais ils louaient des vélos gratuitement, et le monde était pas mal cool. Un seul moment malaisant : un indien dans la même chambre que moi qui a VRAIMENT insisté pour me payer le Burger King. Genre il m’a forcé y aller, même si je lui disais que je n’avais pas faim. Il était bizarre et j’avais un peu peur de lui alors je n’ai pas insisté et j’ai mangé mon whopper en silence.

Prochaine destination : deux jours sur le Rhin. Je prends donc le train jusqu’à Bacharach (je sais que dans votre tête, vous venez de le prononcer "Ba – ka – rak", mais la vrai prononciation c’est "Bahhr – ar – ahhr"). Il y avait une auberge de jeunesse dans un château, ce qui aurait été pas mal cool, mais c’était toute booké, alors je me suis trouvé un bed&breakfast chez une super sympathique grand-mère ben fière de sa marmelade maison.

Chose pas mal cool #1 : ma passe Eurail est valide sur les bateaux KD qui naviguent sur le Rhin. J’ai donc loué un vélo, roulé sur le bord du fleuve, visité des ruines d’un château abu, et je suis embarqué sur le bateau pour revenir. Chose pas mal cool #2 : assis sur le bord de l’eau, près de St. Goar, j’ai trouvé un Euro par terre. J’ai donc officiellement trouvé Das Rheingold. Sweet.

Trier, la plus vieille ville d’Europe, sur le Mosel. C’est pas mal chouette parce que c’était une ville importante dans l’empire romain, alors il y a plein de ruines romaines dans la ville, dont un amphithéâtre. Ça serait pas mal sweet si Juvenis Iratus pouvait s’entraîner là. Pas trop loin de là, près d’un village sur le Mosel, je suis allé avec un dude de mon auberge au château Burg Eltz. J’avais des grosses attentes, parce tout le monde qui y sont allé disent que c’est le château le plus chouette en Europe. À ma grande déception, il était en rénovation, alors toute une façade (la plus cool) était placardée. Néanmoins, ça rockait quand même et je pouvais facilement imaginer pourquoi c’était le plus mieux.

Autre grande déception : je m’y suis pris trop tard pour réserver une place dans le TGV vers Paris. Il y a un contingent pour les détenteurs de passe Eurail, et tout était booké. Il a donc fallu que je prenne les trains régionaux. Huit heures, au lieu de deux. À trois jours de la fin, c’est pas super cool de passer presque toute la journée dans un train.

Bon, comme je suis revenu à Paris, je ferai un post à ce sujet juste avant de revenir. À ne pas manquer, aussi, un billet sur mon TOP TEN BOUFFE.

Thursday, April 21, 2011

Berner Oberland

J’ai quitté (la mine triste) Munich pour me rendre à Lucerne, où je suis resté deux nuits. Premier constat : c’est vrai que la Suisse c’est absurd-fucking-ment cher. Mes coups de cœur de Lucerne : le monument du lion qui meurt en hommage aux soldats suisses tombés lors de la Révolution française, et le Alpermagronen de la Rathaus Brauerei, un macaroni au fromage suisse mélangé avec de la compote de pommes. L’ascension du mont Pilatus aussi : c’était la première fois que je grimpais au sommet d’une montagne des Alpes.

Prochaine destination : cinq jours à Interlaken. Sérieusement, si vous ne pouvez visiter qu’un endroit en Suisse, choisissez cet endroit, ou un autre village dans la région, le Berner Oberland. C’est la destination plein-air par excellence. Tous les commerces, que ce soit un resto ou une auberge, organisent aussi des activités alpins variées. Mon auberge, Balmer’s Herberge, est probablement une de mes préférées jusqu’à maintenant, mais si ce n’est pas super occupé à ce temps-ci de l’année. L’été, ça doit être mongole. Trois bâtiments avec dortoirs, une cour avec un BBQ et un resto (qui malheureusement n’ouvrait qu’aujourd’hui, alors que je quitte Interlaken), un bar sous-terrain, un staff HYPERCOOL dont la principale job n’est pas de booker les chambres mais d’organiser nos journées d’abusivité, une « recovery room » avec des hamacs etc.

Le lendemain matin de mon arrivé, je prévoyais faire une journée de hiking en montagnes, mais la réceptionniste m’a convaincu d’aller faire du deltaplane… une heure plus tard. Juste avant, j’avais pas mal peur, parce que j’ai le vertige en ti-pépère, mais ça décolle pas mal vite et on n’y pense même plus. La vue et le feeling sont incroyables. Si ça ne coutait pas des milliards de sollars, j’en referais tous les jours. La chose pas mal cool en restant au Balmer’s, c’est que tout le monde est là pour ça : le soir, tout le monde jase de parachute, de deltaplane, de rafting, de vélo de montagne, etc. J’ai bien fait d’avoir réservé cinq jours!

Un autre hasard incroyable, trois filles dans mon dortoir me disent qu’ils viennent de parler à un couple de québécois en voyage pour six mois. J’ai tout de suite cliqué, et je suis descendu pour confirmer qu’il s’agissait bien des mêmes personnes que j’avais rencontrées à Berlin deux mois plus tôt (yo à vous deux !). Le monde est petit.

Parmi les highlights des derniers jours : excursion autour du lac, baignade dans ce même lac (l’eau des montagnes, c’est frette en crisse), parcours de cordes d’arbre en arbre, raclette à la brasserie locale, les deux frères américains qui passent la nuit dans les ruines d’une forteresse, chutes dans les cavernes à Lauterbrunnen, soirée au bar sous-terrain, vélo dans la vallée entre les montagnes, et j’en passe.

C'est le genre de place où Thomas D.B. dirait: "J'achète".

Beerfest

Bon, encore une fois, désolé de ne pas avoir donné de nouvelles, mais les cinq jours que je viens de passer à Interlaken étaient tellement fun-packed que j’ai pas vraiment pris le temps d’écrire quoi que ce soit. Je n’ai donc pas encore parlé de Munich, où je suis resté une semaine.

J’avais encore une fois booké chez Wombat, la même chaîne où j’étais déjà resté à Berlin et à Vienne. Toutefois, ce Wombat-là n’était pas aussi cool que les deux autres, et il n’y avait même pas de cuisine. Au moins, c’était à moins de deux minutes de la gare centrale, donc une bonne location. Pis les laveuses fonctionnaient mal, ce qui a mené (OK, c’était un peu ma faute aussi) à un accident de lavage qui fait en sorte que maintenant tous mes vêtements sont bleus. Je me suis consolé avec une bonne bière sur une terrasse de Marienplatz (lire: 3 litres).

Le lendemain matin, j’ai suivi le Walking Tour d’un dude qui travaillait pour NewEurope avant. Le seul black de Munich en lederhosen. OUI, pas mal de bavarois portent réellement leur lederhosen juste pour aller prendre une bière un jeudi après-midi. J’étais charmé. Avec une coupe de personne qui était au tour, j’ai pu essayer mon premier biergarten, celui à côté de la Tour chinoise dans l'Englischer Garten. Un concept ultra-génialos : boire de la bière et manger des saucisses dans un parc public. Je comprends pas qu’on aille pas ça au Canada. Juste à côté, le parc nudiste. C’était un peu décevant, juste les vieux sont tous nus.

Le lendemain, avec une fille que j’avais rencontrée à Berlin et Vienne, je suis allé visiter le camp de Dachau. J’aurais mieux aimé visiter un camp d’extermination, j’avais l’impression que cette place-là était plus une attraction touristique qu’un lieu commémoratif...

Le soir, on a décidé d’aller dans un club, et c’est là que j’ai regretté d’avoir laissé mon verre sans surveillance (c’était un vodka-Redbull, je peux comprendre la confusion…). Je n’ai aucune idée de ce qui s’est passé après 2AM, je me souviens que je déambulais dans les rues de Munich à 6h30AM et que j’ai pris un taxi jusqu’à l’auberge. J’ai été incapable de bouger un petit doigt jusqu’au lendemain soir. Pas ben ben cool.

Autre déception : j’apprends qu’il y a un resto qui s’appelle M Poutinerie (je vous laisse deviner leur spécialité) à Munich, MAIS, c’était fermé pour toute la semaine :’(

Un après-midi, un Écossais de l’auberge et moi décidons d’aller dans un biergarten, le Augustiner Keller. Hasard incroyable, j’aperçois les deux québécoises que j’avais rencontrées à Amsterdam. On a donc passé l’après-midi là et la soirée au Hofbräuhaus, le fameux Beer Hall où le parti Nazi est né. Le jour suivant, l’Écossais et moi allons au Third Reich Tour, afin d’avoir un overview sur place de l’ascension du parti Nazi à Munich. Le soir, on est allé dans un autre Biergarten, le Seehaus. Celui-là est un peu plus cher, mais il est situé sur le bord du lac dans le parc donc il en vaut quand même la peine. En plus, une gang de jeune bavarois, les gars en lederhosen et les filles en dirndl se sont joint à nous, alors on a eu pas mal de fun.

La dernière journée, après un peu de sightseeing, je suis allé avec une gang d’Australiens (sérieusement, je pense qu’il ne reste plus d’Australiens en Australie; ils sont tous en Europe…) au Augustiner Bräustuben, un autre beer hall (mon plan c’était pas mal de tous les essayer). On s’est presque tous pris une casserole bavaroise, avec une shitload de viandes et de patates. On a tous roté du porc tout le jour suivant.

J’avais décidé de tenir le compte de la quantité de bière que j’allais boire à Munich. Je suis resté sept jours, mais une soirée j’ai seulement bu du fort, et un autre jour je suis resté au lit toute la journée, alors comptons cinq jours.

Quantité de bière bue en cinq jours à Munich : 16 litres.

Wednesday, April 13, 2011

Neuschwanstein et la Bavière

La suite de mon plan, c’était les châteaux de Neuschwanstein et Hohenschwangau. J’avais donc réservé une auberge pour deux jours à Fussen. Problème : je devais prendre un train d’Innsbruck à Reutte, puis un autobus de Reutte à Füssen. Moins de 2 heures. Toutefois, ce que j’ai appris le matin même, c’est que cet autobus n’est pas en service la fin de semaine. J’ai donc eu à prendre le train jusqu’à Munich et redescendre à Füssen. Plus de 4 heures.

L’auberge était un peu bizarre. Le proprio n’est pas là, il y a un téléphone pour l’appeler devant la porte et il faut attendre 15 minutes pour qu’il arrive. Il ne paie pas ses employés, ce sont juste des voyageurs à qui il offre une chambre et les repas. La bière aussi, donc ce fut une bonne chose que je m’entende bien avec eux.

C’est mieux de partir le matin pour visiter les châteaux, et comme on était déjà en début d’après-midi, j’ai décidé de plutôt en profiter pour louer un vélo pour me promener dans les environs, autour d’un lac et dans une petite forêt. J’ai quand même pédalé jusqu’au pied des châteaux, la tentation était grande. C’était ben beau. Le soir je me suis payé la traite pour mon premier souper bavarois, suivi d’une autre balade en vélo autour du village la nuit.

Le jour suivant, je me lève tôt, prend un petit déjeuner rapide, et achète mes billets à 8h30. L’heure de ma visite : 9h50. Je peux pas imaginer un après-midi en plein été. Au moins ça m’a laissé le temps de me promener à l’extérieur; en fait, c’est ça qui en vaut le plus la peine. Ce qu’on ne voit pas vraiment sur une carte postale, c’est l’emplacement de ces châteaux, sur le flanc des montagnes. Les visites à l’intérieur, quant à elles, valent la peine mais son un peu décevante. On ne visite même pas dix pièces dans Hohenschwangau, et il n’y a presque rien de fini à l’intérieur de Neuschwanstein.

Pour avoir une vraiment bonne vue, on peut monter sur le Marienbrücke, un pont suspendu un peu plus haut. Mieux que ça, j’ai décidé de grimper la montagne jusqu’à ce que j’atteigne la neige, et là on voit vraiment tout en même temps : les deux châteaux, les lacs, les montagnes, les plaines, les villages… (voir photo)

Le lendemain, je partais pour Rothenburg. Sur Hostelworld.com, la seule auberge qui était vraiment une option en était une de la chaine HI. Sérieusement, si vous partez en voyage, ne faites pas faire votre carte, ces auberges là c’est de la calliss de marde. En plus, il y avait trois groupes scolaires (12-13 ans). Au moins, j’ai eu une chambre à moi tout seul. Prochaine fois : prendre une chambre dans une des centaines de pension à travers la ville. C’est même pas plus cher. La ville est médiévalement awesome. Le village de Bico devrait ressembler à ça un jour. Meilleure attraction : le Night Watchman Tour, le soir, avec un dude qui porte un tricorne, une lanterne et une hallebarde. C’était juste weird de le croiser en t-shirt le lendemain dans la rue…

Après Rothenburg, petit arrêt d’une journée à Nuremberg. Prenez votre lunch au Bratwürsthausle. Les Nürnberger Bratwürste, saucisses locales de la taille d’un doigt, sont vraiment bonnes, surtout accompagnées d’une délicieuse Kartoffelsalat, la salade de patate traditionnelle bavaroise.

Grats a moi-même pour avoir pris le temps de mettre les trémas sur les Ü. Prochain post : la semaine que je viens de passer à Munich (= bière & saucisses).

Saturday, April 9, 2011

Yodelay hee hooo !

Bon, désolé de ne pas avoir donné de nouvelles depuis un bon bout de temps, soit je n’avais pas Internet, sois j’étais trop drunk, soit trop lazy… Je vais donc faire un petit wrap-up des deux dernières semaines. Il n'y aura pas de photos, ma connexion internet est trop lente...

Donc, après la Roumanie, de retour à Vienne! Je n’avais pas vraiment le choix, c’était le meilleur train de nuit direct entre la Roumanie et l’Autriche (15 heures, c’est long…). J’ai décidé de laissé tomber la Croatie et la Slovénie… j’ai réalisé que deux mois et demi c’est pas si long que ça, et je veux prendre mon temps en Autriche, en Allemagne et en Suisse.

J’en ai profité pour me balader dans des coins de la ville que je n’avais pas encore vu, et je suis allé à la Haus der Musik. C’est correct, mais les expositions interactives ne sont pas si hot que ça. Le soir, ça me tentait de retourner à l’Opéra. Cette journée-là, c’était un ballet, Don Quixote. C’était la première fois que je voyais un ballet, et c’était super bon.

Le lendemain matin, j’ai pris le train pour Melk, une petite ville sur le bord du Danube. Il n’y a pas grand-chose d’intéressant là, sinon une huge abbaye qui surplombe la ville. J’ai donc loué un vélo et j’ai roulé jusqu’à Krems en longeant le Danube. Normalement, c’est un trajet d’environ trois heures, mais j’ai pris mon temps dans les villages alors ça m’en a pris cinq. Le paysage était magnifique. On se promène dans la vallée entre des montagnes parsemées de ruines de forteresses, des petits villages pittoresques et d’immenses vignobles. Il faudrait définitivement que j’y retourne en été, ça doit être superbe…

Après ça, Salzburg. Une pas mal belle place. En plus, vue sur les Alpes pour la première fois. Là aussi je me suis offert une ballade en vélo. À part le lieu de naissance et les appartements de Mozart, la principale attraction à Salzburg, c’est le Sound of Music Tour, qui suit les traces du film La Mélodie du Bonheur. Un bon matin, j’ai donc regardé le film (que je n’avais jamais vraiment été capable d’écouter d’un bout à l’autre) et je suis embarquer dans l’autobus en chantant « I am sixteen going on seventeen » toute la journée.

Hallstatt. Je m’étais promis de m’arrêter dans ce petit village du Salzkammergut. En résumé, c’est un lac entouré de montagnes, avec un petit village de 1000 habitants sur une rive. La gare est de l’autre côté du lac, il faut prendre un bateau pour se rendre au village… Sérieusement, c’était magnifique (voir vidéo sur Facebook). J’ai juste été un peu déçu parce que je ne pouvais pas louer de vélo ou de bateau, ça commence juste à la mi-avril…

Après cela je suis allé à Innsbruck, mais seulement pour une journée. L’endroit est super bien situé, c’est pas mal cool de hanger around en ville, mais mon auberge était vraiment loin. Ça me tentait pas d’en trouver une autre ni de rester là alors je suis parti le lendemain matin. C’est probablement un endroit où je retournerais, mais pour plus longtemps et avec des activités prévues (ski, vélo, etc.). Juste de passage, comme ça, ce n’était pas la meilleure place.

Bon, je vais écrire la suite une autre fois, ça me donne mal à la tête en ti-pépère écrire. Je suis encore hangover d’hier soir, mais c’est pas ma faute, ce n’est certainement pas moi qui a mis un roofie dans mon propre verre… histoire à suivre (pas vraiment, je me souviens de rien).

Thursday, March 31, 2011

Coup d’éclat et chauve-souris; je vous aime.

La Roumanie est probablement le plus grand choc que j’ai eu à date. C’est assez pauvre, surtout dans les campagnes et les villages, il faut faire triplement attention à son portefeuille parce que les enfants gypsies sont toujours à l’affut (aux dires d’un Roumain qui travaille à l’auberge, le seul moyen de se débarrasser d’un enfant qui veut ton portefeuille, c’est de le frapper super FORT dans la FACE, ils sont habitués). Je vous recommande toutefois d’y aller, c’est super intéressant est les gens sont pas mal sympathiques.

Tout le monde m’a recommandé de ne PAS aller à Bucharest, où les touristes ne sont pas vraiment les bienvenues, alors je suis plutôt allé à Brasov, une chouette ville située en plein centre de toutes les meilleures attractions de la Transylvanie. En haut de la montagne Tampa surplombant la ville, les lettres B R A S O V comme à Hollywood.

Tout le monde était intéressant à l’auberge. Certains parce qu’ils étaient pas mal cools (ex.: Bob la réceptionniste [if you’re reading this, I WON]), certains parce qu’ils étaient bizarre (ex.: « The Yellow One », un attardé mental dans la quarantaine avec un imperméable). C’était plaisant de juste chillaxer à cet endroit.

Le lendemain de mon arrivée, on est sorti avec des gens de Brasov, donc on a pu voir des choses vraiment locales, ex.: une pièce de théâtre en Roumain [je regardais et imaginais ma propre histoire lol], des pubs pour boire par chers et l’équivalent du Orlando où les gens vont manger une pizza quand ils sont drunk.

Une certaine journée, six autres personnes de l’auberge et moi, on s’est mis ensemble pour réserver un chauffeur de minibus pour la journée, qui nous a conduits à trois des plus célèbres châteaux transylvaniens.

Premier arrêt : le château Pélès. L’emplacement est incroyable. On zigzag à travers la ville de Sinaia en grimpant la montagne jusqu’au château, au pied de montagnes encore plus hautes. C’était fermé la journée où on y est allé, donc on n’a pas pu aller à l’intérieur, mais on a donné quelques leis (genre 5$) au gardien de sécurité pour qu’il nous laisse aller sur le terrain. De toute façon, l’extérieur en valait amplement la peine comme en témoigne la photo ci-contre.

On est ensuite aller au château de Bran, plus couramment connu comme le château de Dracula. Toutefois, cette histoire est un attrape-touristes. En réalité, ce château n’a rien à voir du tout avec Dracula, sinon que Vlad Dracul y a peut-être séjourné pendant maximum une semaine. Néanmoins, c’était un cool petit château, avec des passages secrets dans les murs.

Finalement, la citadelle de Rasnov. Même chose qu’à Brasov, il est écrit R A S N O V Hollywood-style. La citadelle est pas mal en ruine, mais la vue sur les environ est prenante.

La seule chose que je regrette, c’est d’avoir mal géré mon temps. Je suis resté en Roumanie cinq jours, mais je me suis tenu occupé pour l’équivalent de deux ou trois jours. Étant donné que je risque de ne jamais y retourner, j’aurais dû plus en profiter. Mais au moins, il faut dire que j’étais un peu fatigué alors j’en ai profité pour me reposer.

Sunday, March 27, 2011

SANDEMANs NEW Europe

Bon, ça fait plusieurs fois que le mentionne, alors c’est le temps que je consacre un billet aux visites guidées de SANDEMANs NEW Europe.

La première fois où j’en ai entendu parler, c’était à Amsterdam. Deux québécoises que j’ai rencontrées là-bas allaient suivre la visite, et j’ai alors décidé de me joindre à elles parce que jusque-là, mon séjour à Amsterdam souffrait d’une lacune pitoyable en matière d’activités culturelles. J'ai également suivi les tours de Berlin et Prague.

NewEurope, il s’agit de tours gratuits de plusieurs villes d’Europe, par des jeunes et pour des jeunes, super intéressants et pertinents. Tu te pointes au lieu de rencontre, on te dispatch dans un groupe, et voilà!

La fameuse question est donc « Comment un tour gratuit peut-il être le meilleur en Europe? ». C’est simple : les guides sont rémunérés par pourboire uniquement. S’ils n’offraient pas un service de qualité, ils ne recevraient rien. Le pourboire varie entre 5 et 10 euros par personne, et on en a vraiment pour notre argent.

De surcroît, en plus des tours gratuits, ils offrent aussi une variété de tours payants, plus détaillés et sur des sujets précis. Par exemple, à Berlin, j’ai suivi le Third Reich Tour, qui explore les lieux clés de l’ascension au pouvoir d’Adolf Hitler et de la Deuxième Guerre Mondiale. C’était fort intéressant.

Un seul inconvénient, ils n’engagent que des guides dont la langue maternelle est l’anglais. Par conséquent, ce ne sont jamais des locaux, mais des gens qui s’y sont installés. L’histoire est donc toujours racontée à la troisième personne… Ceci dit, à Budapest, où NewBudapest n’existe pas encore, j’ai suivi un tour gratuit par une compagnie indépendante, avec une guide locale, et la visite n’était pas de la même qualité.

C’est dommage, car je ne connaissais pas cette entreprise alors que j’étais à Paris et Bruxelles. Au moins, je retourne à Paris à la toute fin de mon voyage et j’ai bien l’intention d’en profiter cette fois.

Une bonne partie de mes photos – que vous pourrez voir éventuellement… – ont été prises pendant l’un de ces Free Tour. Sincèrement, si vous visitez les villes où ils sont installés en Europe, je vous le recommande fortement.

Thursday, March 24, 2011

Goulash

Je ne suis pas capable de trouver qu’est-ce que c’est exactement, mais Budapest a une atmosphère différente de toutes les autres villes d’Europe. En fait, le dude à la réception de mon auberge m’a fournie la meilleure description de Budapest. Il faut approcher cette ville de la même manière que le passe-temps favori des Hongrois, les échecs : facile à apprendre, mais prend une éternité à maîtriser.

Pour rendre les choses plus intéressantes, je suis arrivé – tout à fait par hasard – la journée de la fête nationale. Tout le monde portait donc des épinglettes aux couleurs de la Hongrie ou agitait des drapeaux, et il y avait des spectacles dans les parcs. Deux jours plus tard, c’était la Saint-Patrick, alors on s’est pété la face à nouveau.

L’auberge où je suis resté n’a pas été ma préférée jusqu’à maintenant, mais au moins le staff était cool. Par contre, aujourd’hui, j’ai reçu un e-mail du manager parce le review que j’ai laissé sur Hostelworld n’était pas assez bon à son goût. Au moins, c’était situé juste au-dessus d’un bar plutôt chouette, alors on avait pas à faire un long chemin pour aller se coucher.

Le premier soir, on est traversé à Buda, on la vue de la ville illuminée était superbe. La deuxième journée, j’ai suivi la visite guidée de Buda, alors j’ai pu voir la même partie de la ville en plein jour. Le lendemain, c’était la visite de Pest, mais je suis le seul à m’être présenté alors j’ai eu une visite guidée privée de la ville pour le même prix, c’était pas mal intéressant. Sandeman’s NewEurope (la compagnie de Free Tour dont je veux faire un post bientôt), n’est pas encore installée à Budapest, donc les tours ne sont pas aussi bons, mais au moins les guides sont locals.

Même s’il y a un milliard de trucs à faire à Budapest, il n’y a qu’une chose qui importe réellement : les bains thermaux. Je vous conseille Széchenyi. C’est pas mal le plus populaire, c’est vraiment grand et il y a des dizaines de bains de toutes les températures. C’est pas mal drôle de voir des vieux Hongrois jouer aux échecs dans une piscine. Après un mois de voyage, ça fait vraiment du bien et c’est super relaxant.

C’est spécial sortir à Budapest. On ne voit pas beaucoup de grosse enseigne de clubs ou de bars. Les meilleures places, elles sont dans une ruelle sombre, derrière une vieille porte en bois protégée par un bouncer louche. Une fois entré, on découvre des complexes souterrains avec des Justify Fullclubs abus. Si vous voulez essayer un bar intéressant et pas comme les autres, allez au Szimpla. Les tables sont installées dans des vieilles baignoires ou des vieilles voitures, c’est situé dans une ruelle lugubre et c’est seulement fréquenté par des gens de la place.

Ah oui, le plat national, c'est bien sûr la Goulash, alors j'ai pensé à toi mon Tom !

Monday, March 21, 2011

Petits Chanteurs de Vienne

Ah oui, à propos de Vienne, j’oubliais. Si vous avez l’intention d’aller écouter le Vienna Boys’ Choir, vérifiez le calendrier attentivement, ou vous risquez de simplement aller à la messe un dimanche matin…

Thursday, March 17, 2011

Bella gerant alii, tu, felix Austria, nube!

J’adore Vienne. C’est vraiment laid-back. Les gens veulent juste manger un bon dessert et aller voir un bon concert, pas de stress. Il y a beau y avoir des milliards de personnes, on ne se sent pas comme un touriste dérangeant pour les locals. Sincèrement, dans les villes où j’ai voyagé à date, je pense que c’est à Vienne que je me verrais plus m’installer à long terme.

Je m’attendais à dépasser mon budget à Vienne parce que j’irais voir des concerts et l’opéra, mais non. Les places debout, super bien situées en plein centre de la salle, dans l’Opéra le plus réputé du monde ne coûtent que… 4. Trois fois moins cher que d’aller voir le Live in HD du Met au cinéma… Que vous aimiez ou pas l’opéra, ça vaut la peine la peine d’y aller.

Par contre, ce n’est pas la ville avec le meilleur nightlife, surtout quand on était à Berlin quelques jours auparavant. Le cover est toujours de presque 15, même si l’endroit est presque mort. On est donc resté, la plupart du temps, au bar de l’auberge, qui lui était pas mal cool. Faudrait d’ailleurs que je fasse un article à propos de Wombat, cette chaîne d’auberges vraiment bien.

Ah oui, ça a quand même valu la peine de chercher une place pour sortir, parce que devant un bar on a assisté à une bagarre entre un allemand et un turc qui se fessaient dessus à coups de boucle de ceinture. Un bon spectacle.

Ok, quelqu’un peut m’expliquer c’est quoi cet engouement pour la Sachertorte, c’est sec et pas tellement bon. C’était pas l’idée que je me faisais du « meilleurs gâteau au chocolat au monde »…

Le palais impérial vaut vraiment la peine d’être visité, ainsi que la trésorerie la mieux garnie en Europe. Je suis aussi allé faire un tour au Kunsthistorisches Museum, question de voir quelques peintures de Caravaggio et de rendre Sof jalouse.

Ouais, comme je repasse par l'Autriche de toute façon dans quelques semaines, je pense que je vais revenir à Vienne quelques jours...

Hostel

J'ai oublié un point dans l'article précédant. On m’a appris que le film Hostel avait été tourné à Český Krumlov, même si c’est supposé se passer en Slovaquie. Toutefois, même si j’avais trouvé super bon mon concept d’écouter In Bruges in Bruges, je n’ai pas osé regarder Hostel en Europe de l’Est. Je suis bien trop terrifié.

Český Krumlov

Dès mon arrivée, j’ai tout de suite adoré Český Krumlov. La gare est située en haut de la colline, donc en se dirigeant vers la ville on a une superbe vue. Ce village médiéval est construit autour d’une rivière qui zigzague dans une vallée, alors c’est difficile d’imaginer un endroit plus charmant. En plus, je suis arrivé en plein pendant un carnaval, donc Český Krumlov avait vraiment tout pour plaire.

Mon auberge aussi était intéressante. C’est en fait une maison dont le premier étage sert d’auberge, qui appartient à deux gypsies qui joue de la musique sur la terrasse donnant sur la rivière. Pas mal le fun. Ça faisait différent de toutes les autres places où je suis resté jusqu’à maintenant. Il fallait même enlever ses souliers avant d’entrer.

Le château est quand même pas mal impressionnant, surtout la nuit. Pour un village de cette petite taille, il est vraiment énorme. Toutefois, on était un peu déçu parce que normalement il y a des ours dans la cour du château, mais ils ne sont pas encore sortis de leur hibernation. Ça vaut la peine de monter en haut de la tour du château, le panorama est super beau. Un autre bon endroit pour la vue était près de l'église sur une colline avoisinante.

J’ai aussi mangé un de mes meilleurs repas à date. C’était un restaurant avec de la nourriture traditionnelle tchèque, aménagé dans une prison du XVe siècle, avec décor médiéval et tout, repas trois services avec bière, pour 350(moins de 20$). Coup de cœur : une soupe à l’ail dont le bol est un pain.

Sérieusement, Český Krumlov a servi de vacances pendant mes vacances. C’est super relaxant. En fait, j’étais supposé resté deux nuits, mais dès la première journée j’étais charmé et j’ai décidé de réserver une autre nuit. Comme on est hors saison, il n’y avait presque pas de touristes et j’avais la ville à moi tout seul.